Top 10 – Mes bonnes adresses à Hambourg

Pour reprendre la rédaction de ce blog sur une note plus joyeuse, je vous propose aujourd’hui en exclusivité le top 10 de mes adresses à Hambourg pour bien boire et bien manger dans une atmosphère sympa.

  1. Ti Breizh

Nostalgique de la France ? Bah, oui je reconnais que, des fois, ça peut arriver, même à moi. Dans ces moments-là, qu’à cela ne tienne : une sortie à la crêperie de Hambourg atténue pour un temps mon mal du pays et satisfait surtout à merveille mon envie de la gastronomie bretonne. Située dans la rue historique de la Deichstrasse, la crêperie bénéficie d’une situation hors du commun au bord d’un bras de l’Alster. En été, vous pouvez déguster votre crêpe préférée au bord de l’eau en admirant l’une des plus jolies façades de la ville. A l’intérieur (car le soleil ne brille pas toute l’année en Allemagne du Nord), vous pouvez profiter tout au long de l’année des expositions temporaires de photos et de peinture. Une fois rassasié, si l’envie vous prend de ramener un peu de Bretagne à la maison, vous pourrez compléter votre garde-robe en faisant un saut à la boutique de la mer dans les mêmes locaux. Ma crêpe favorite ? La Julian (poire, noix et roquefort), miam ! Site internet

  1. Mathilde Bar

Mon “Mathilde” préféré se situe dans la Bogenstrasse. Ce café littéraire moderne est le lieu de rendez-vous des habitués du quartier. Une fois par mois le Mathilde Bar organise un « Mädels Abend » (soirée filles). Le concept : réservez une table pour 5 copines et vous recevrez en échange une carafe de vin et une assiette de fromage pour un prix modique. Un autre rendez-vous traditionnel est le visionnage collectif de Tatort le dimanche soir. Bien installés dans les fauteuils et les canapés, les habitants du quartier savourent une cuisine simple et locale devant les aventures de leur commissaire préféré. C’est à faire au moins une fois, pour comprendre ce rendez-vous dominical, devenu une institution de la culture allemande. Site internet

  1. Cafe Zeitraum

Au Müggenkampstr. 45 se situe un petit café convivial. Au menu : gâteaux, flammkuchen et café. Dans deux salles attenantes au café, un cinéma de quartier et une vidéothèque ont été aménagés.

  1. Wasserschloss

Cette maison de thé réunit boutique, salon de thé et restaurant dans un très joli bâtiment aux allures de manoir. Le grand espace assure tout de même l’intimité de chaque table tout en se prêtant à l’organisation de grands événements. Courant décembre, vous pouvez parfois trouver porte close car de nombreuses entreprises aiment y organiser leur fête de Noël.

Et si vous avez de la “chance”, vous aurez peut-être l’occasion de surprendre Karl Lagerfeld en plein casting sur la terrasse au bord de l’eau. Il faut dire que je le comprends le décor est magnifique… mais sa présence perturbe un peu le déroulement du dîner quand tous les clients du restaurant se précipitent à la fenêtre près de notre table, smartphone en main, pour s’assurer un photo du célèbre monsieur qu’ils postent sans plus attendre sur facebook entre la fin de leur plat et l’addition. Ceci dit, la mannequin, elle, avait l’air d’avoir faim… mais la photo que ma copine a réussi à faire était meilleure que celle de la serveuse et on a pu l’échanger contre le prix de nos boissons. Alors, merci Karl ! Site internet

  1. Gretchen’s Villa

Dans le Karolinenviertel, quartier très central situé à deux pas de la Schanze, Gretchen’s Villa est un incontournable pour les amateurs de gâteaux et de bons cafés. Site internet

  1. Zoë 2 Sofabar

Le célèbre bar à canapés de la Schanze vaut absolument le détour autant pour ses canapés (à l’aspect aussi peu engageant qu’ils sont confortables) que pour les prix et la qualité de ses consommations. Quand j’y ai emmené mon petit frère pour la première fois, il est resté perplexe devant la décoration : « mais dis-moi, c’est exprès qu’ils n’ont pas refait la peinture des murs ? » Ne soyez pas surpris, vous êtes dans la Schanze, LE quartier alternatif de Hambourg, où les habitants soutenus par des militants d’extrême gauche s’unissent pour résister avec passion et acharnement aux promoteurs immobiliers. De nombreux anciens entrepôts y ont été reconvertis en cafés et bars. La Rote Flora, ancien théâtre dont la destruction prévue de longue date, est devenue un bâtiment emblématique de la résistance à la gentrification, au point d’en devenir fin décembre 2013 le siège d’une grande réunion/manifestation d’extrême gauche. Les débordements de ces manifestations avaient poussé la police à déclarer ce quartier « Gefahrengebiet » (zone dangereuse). Quand, lors de ma quête de logement à rebondissements, j’emménageais début 2014 pour un mois sur la Schulterblatt, je croisais tous les soirs en rentrant du travail des patrouilles de police bien organisées et savourais le calme de ma petite chambre en m’étonnant de la brièveté de ces manifestations dont l’ampleur avaient fait couler de l’encre dans toute l’Allemagne. Adresse : Neuer Pferdemarkt 17

  1. Herr Max

L’atmosphère de ce café situé sur la Schulterblatt (Sternschanze) se résume en quelques mots : des fauteuils qui évoquent un boudoir du 18e siècle, des carreaux turquoises sur les murs conférant un petit air oriental, des gâteaux et des cafés faits maisons à consommer sans modération pour le plaisir des papilles. Site internet

  1. Vineyard

Sur la Osterstrasse, Wineyard est un bar à vin dont l’entrée se situe dans une cour intérieure un peu en retrait. Les flammkuchen qui y accompagnent un (ou plusieurs) verres de vin sont un vrai régal et si vous avez été séduits par votre consommation, vous pouvez compléter l’inventaire de votre cave dans la boutique du local. Site internet

  1. La Paz

Près de la Osterstrasse c’est le lieu de réunion idéal pour emmener des amis hispanophones souffrant du mal du pays. Certains serveurs parlent couramment espagnol et vous amènent avec le sourire des tapas en tout genre. Site internet

  1. Ufer

Le meilleur pour la fin ! Une terrasse chauffée en hiver au bord d’un canal avec une guirlande lumineuse qui lui donne des airs de guinguette, à l’intérieur une petite salle qui accueille de temps à autre des petits groupes de musiciens. Tout est bon : les spätzle, les gaufres faites maison, les cafés, le vin. Le cadre et la cuisine combiné en font tout simplement un endroit où on se sent bien et où on revient à chaque fois le sourire aux lèvres. Site internet

 

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Solidarité ou récupération?

Aujourd’hui, je voudrais vous raconter l’histoire de ma bonne amie Laura, expatriée dans un pays voisin de la France. Laura travaille pour une entreprise locale et est chargée de la promotion des activités de son entreprise sur le marché français. Comme tous ses compatriotes Laura a été vivement choquée par les événements du 07 janvier 2015. Quand elle est rentrée de sa pause déjeuner ce même jour, elle a trouvé ses collègues l’air affolés dans une conversation animée. « Laura, tu as entendu ? – Non, qu’est-ce qu’il se passe ? – Il y a eu un attentant à Paris. –Quoi ?! »

Laura a la chance (ou la malchance) de travailler dans un bureau avec un accès à internet et peut se tenir informée des évènements direct. Elle se précipite sur le site du Monde et constate ce qui se passe chez elle. « C’est à combien de kilomètres de chez toi que cela s’est passé ? lui demande la plus compatissante de ses collègues. -22km, répond Laura. –Oh c’est chaud. » Oui c’est chaud, surtout que Laura ne sait pas où est basée la rédaction de Charlie Hebdo, elle ne sait plus dans quels arrondissements habitent ses amis et les membres de sa famille à Paris. C’est le trou noir. Heureusement il y a Google pour se rassurer. Ouf, son frère habite à l’autre bout de la ville. Mais il y a aussi les médias qui balancent de l’info en direct le jour du drame et les jours suivants : fuite, prise d’otages, intervention du GIGN… Laura peut tout savoir de ce que les médias veulent bien lui faire partager, elle peut suivre les événements comme si elle était en France. Sauf qu’elle n’y ait pas. Et dans le flot d’informations continu il est difficile de faire le tri quand la charge émotionnelle est aussi forte. Elle est choquée.

Le lendemain, le 8 janvier, en arrivant au travail, ses collègues, tous d’une autre nationalité, semblent avoir oublié ce qu’il s’est passé. Laura, elle, peut à peine se concentrer sur son travail. Elle allume son ordinateur et regrette aussitôt d’avoir mis Le Monde en page d’accueil de son navigateur. Mais bon, comme ça elle est au courant: la journée a été déclarée journée de deuil national par le Président de la République et une minute de silence est organisée à midi. « On pourrait aussi s’y joindre, pense Laura. Je propose au PDG, je ne propose pas… ? » Laura hésite, elle se sent trop prisonnière de ses émotions pour penser clairement. Au bout de deux heures, ses collègues se rappellent des événements et lui font part de leurs réactions : « Dis donc, Laura, c’est horrible ce qu’il s’est passé en France hier. – Oui, je suis encore choquée. Je ne sais pas ce que vous en pensez mais une minute de silence est organisée en France à midi, vous seriez partant pour qu’on la fasse aussi ici ? » En guise de réponse, une collègue fait la moue, une autre dit qu’elle « n’aurait rien contre » et une troisième exprime son soutient un peu maladroitement : « Oui je pense que c’est une bonne idée car nous sommes solidaires, cela pourrait arriver n’importe où et en plus… on aime bien les français ici. » L’autre collègue-quota-international dans l’équipe de Laura, qui n’est pas française, le prend pour elle : « Ah oui, parce que si c’était arrivé dans mon pays… rien à foutre, c’est ça ? » Laura est dégoutée, elle se sent bien seule avec sa minute de silence, une minute pourtant ce n’est pas si long… Elle essaie de se concentrer sur les chiffres de son marché, ça va peut-être la distraire. A 11h45, le PDG fait irruption dans son bureau avec sa subtilité habituelle et lui demande de but en blanc: « Laura, est-ce que les français comprendraient si on habillait notre logo aux couleurs de la France sur le site pour une journée ? –Je ne pense pas, c’est trop patriotique. –Ok, c’était juste une idée. » Et de disparaître aussi vite qu’il est apparu. Laura est perplexe, elle traverse le couloir pour parler à son PDG: « Tu fais cette suggestion certainement par rapport aux événements de la veille ? –Oui. –Bleu, blanc, rouge je ne pense pas mais pourquoi ne pas rédiger une phrase sur notre site pour exprimer une pensée solidaire? –Ok, bonne idée, vas-y. » Laura se met au travail, si elle ne voulait pas penser à ce qui se passe à Paris, c’est raté. Elle fait une proposition. La réaction de sa hiérarchie ne se fait pas attendre : « C’est de la merde ! –Ah ? Le contenu ? –Non, le contenu, non… Mon problème c’est que c’est trop petit ! Personne ne va le voir ! Viens avec moi, on va discuter en interne pour qu’ils nous fassent une proposition plus visible. Et puis, pense à Facebook aussi, sur ce média on peut être encore plus offensif! » Après une discussion unilatérale, la taille de la police d’écriture de la petite pensée solidaire est multipliée par 10 et la couleur est changée afin que cela saute bien aux yeux. « Tu ne voulais pas écrire « Je suis Charlie » en blanc sur fond noir ? C’est que tout le monde fait… –Non… » Laura ne pense pas qu’elle est Charlie. Le 8 janvier, elle n’a pas encore eu le temps de comprendre d’où vient ce slogan mais elle pressent que ce ne serait le rôle de son entreprise. « Tout le monde l’a écrit partout, tente d’argumenter son PDG. » Mouais, tout le monde l’écrit partout, à chaud, sans réfléchir… Si Laura trouvait le temps de se poser pour lire, comprendre, analyser ce qu’il se passe dans son pays, elle pourrait peut-être se faire une opinion. Et si elle adhérait, elle s’approprierait peut-être le slogan mais là, à vif, c’est non.

Sur le coup de 12h15, un communiqué de presse du groupe médiatique qui a récemment racheté l’entreprise pour laquelle Laura travaille est transféré par le PDG à tous les employés. Ah tiens, le groupe médiatique a suggéré que tous les employés se joignent par solidarité à la minute de silence. Malheureusement, le PDG l’a lu trop tard. Du coup, il suggère que chacun fasse sa minute de silence à sa place devant son ordinateur. Laura a envie de vomir, elle a l’intuition que l’idée du logo lui est venue après avoir lu ce communiqué de presse. Le timing coïncide… Même si l’idée de réagir lui plait, le procédé en interne lui laisse un goût amer dans la bouche. En plus, les réactions des collègues ne se font pas attendre : « Je suis choquée, pourquoi c’est écrit aussi gros ? »… Laura ne sait plus comment argumenter. Le jour suivant, le site retrouve son apparence habituelle, les discussions se calment. Laura a l’impression qu’on oublie. Et puis, il y a un nouveau mail qui circule en interne. Le groupe médiatique, attaché de fait à la liberté de la presse a tenu à exprimer sur son site à lui son soutien aux victimes de Charlie Hebdo. Un lien avec une gentille galerie photos est partagé dans le mail avec cette mention particulière du PDG de Laura: « En tant qu’entreprise nous partageons les valeurs défendues par le groupe médiatique et avons tenu à exprimer notre solidarité sur le marché français de la sorte.» Deux liens suivent cette proposition : un vers le site français, un vers la page Facebook du site français. Laura se sent bizarre, dans le fond elle n’a fait que son travail mais elle a la sensation odieuse d’avoir participé à une action de récupération d’une tragédie à des fins de communication.

Et vous, que pensez-vous de l’histoire de Laura? Solidarité ? Récupération ? Les deux ?

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Des fois c’est dur

Parfois vivre à l’étranger devient soudain très dur. Cette semaine plus que jamais, j’aurais aimé être près de ma famille et de mes amis en France. Jamais ils ne m’avaient autant manqué. Quand une vague d’émotions nous submerge il est difficile de garder les idées claires mais une fois passée la violence du choc, divers sentiments persistent: de la tristesse bien sûr mais aussi de l’espoir. L’élan de solidarité dont témoignent la multitude de réactions sur la toile ainsi que les manifestations organisées partout dans le monde me donne l’envie de formuler un souhait.

Que cet élan ne s’essouffle pas. Je souhaite qu’en 2015 nous soyons très nombreux à nous ouvrir à de nouvelles perspectives, que nous trouvions le courage de penser différemment et d’œuvrer ensemble pour plus de communication et de compréhension entre les êtres humains. Que nous trouvions le courage de sortir de chez nous et de rencontrer l’autre, de l’écouter, et aussi (même si c’est difficile) d’essayer de le comprendre. Si nous ne pouvons pas voyager pour rencontrer des gens qui vivent à l’autre bout du monde, nous pouvons quand même dans notre quotidien faire beaucoup de choses différemment. Nous pouvons commencer par faire l’effort d’emprunter un autre chemin pour nous rendre au travail, juste changer de trottoir pour avoir une autre perspective sur notre propre rue. Nous pouvons aussi nous asseoir de l’autre côté de la table pour changer notre point de vue sur notre salle à manger. Nous pouvons faire volontairement des détours, pour découvrir des rues encore inconnues. Nous pouvons goûter de nouvelles saveurs, apprendre de nouvelles langues, lire de nouveaux livres (qu’aucuns de nos amis ne nous recommandent, juste ceux qui nous plaisent), écouter de nouvelles musiques, regarder de nouveaux films. Et si nous avons la chance de pouvoir voyager : allons-y ! J’ai vécu dans ma jeune vie dans quatre pays différents. Je trouve cela dur parfois et bien sûr il y a des jours où je me sens seule. Cependant, quand je m’offre une minute d’introspection, je pense à toutes les personnes extraordinaires que mes expériences à l’étranger m’ont donné l’occasion de rencontrer. Et là pendant cette minute, je me sens particulièrement heureuse. Pourquoi ? Parce que quand je réunis mes meilleurs amis dans une même pièce, je passe la soirée en parlant 4 langues et je découvre à chaque fois de nouvelles expressions. Certaines tournures de phrases  n’existent pas dans ma langue maternelle mais et c’est cet échange qui me permet de me dire, tiens dans le fond pourquoi pas ? Je n’avais encore jamais envisagé la question sous cet angle.

Trouvons le courage de faire connaissance et de nous écouter et n’oublions pas que si la différence bien souvent fait peur, elle est avant tout une source d’enrichissement mutuel intarissable.

Bien interculturellement

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Lacs du Mecklembourg

Entre Hambourg et Berlin, dans le Land Mecklembourg-Poméranie-Occidentale (je sais le nom est long), existe une magnifique région lacustre. On y trouve une multitude de parcs naturels et de lacs à la flore unique.

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Krakow am See

A 2h30 de route de Hambourg Krakow am See est une petite ville au charme provincial située au bord du lac de Krakow. Ici le rythme de la vie ralenti et vous pouvez profiter de la promenade au bord du lac en toute sérénité.

Tour du lac en bateau

IMG_9124Le grand tour du lac en bateau dure plus de 2 heures et permet d’approcher les rives peuplée de jolies résidences secondaires ainsi que des espaces naturels préservés. Notre guide nous explique que les habitants de la région se réjouissent de la venue des touristes qui profite à l’économie de la région mais sont en même temps opposés à la construction de complexes touristiques qui nuiraient à la nature. Même s’il est sensible à la protection de l’environnement, en tant que professionnel du tourisme, il pense que si une région veut pouvoir vivre du tourisme il faut qu’elle dispose d’infrastructures d’accueil pour que les touristes se sentent les bienvenus et que l’activité devienne rentable. C’est un argument auquel j’adhère aussi. D’autant plus qu’un peu de concurrence hôtelière permettrait de faire baisser les prix et nous aurait évité de dépenser une fortune pour un bed & breakfast franchement médiocre. Pour l’instant la prairie au bord du lac reste vierge et en ce beau weekend ensoleillé du 3 octobre (jour férié car fête nationale en Allemagne) notre aubergiste se désole que nous soyons ses seuls clients de la journée.

Tour panoramique

La vue panoramique depuis la tour est un incontournable. Située au sommet d’une petite colline, on y parvient à travers un chemin boisé. Et après quelques marches, tada !

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Randonnée

Derrière la gare commence un sentier de randonnée, il nous conduit à travers champs, dans les bois pour finir sur un belvédère avec vue panoramique sur le lac avant de revenir au village.

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Plau am See

Sur le chemin du retour nous faisons halte à Plau am See. Jolie petite ville située aussi au bord d’un lac. Le centre-ville et le port retiennent particulièrement mon attention. La promenade le long du lac est aussi très paisible.

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Pour en savoir plus sur la région des lacs, par ici

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Eurovélo 6 – Vienne-Budapest (330 km)

En passant par Vienne, Bratislava et Budapest, le chemin eurovélo 6 permet de découvrir la vallée du Danube ainsi que les capitales d’Europe centrale tout en traversant de nombreux petits villages. 330 km en 8 jours. A noter : en Hongrie, nous n’avons eu aucun problème pour payer en euro et nous faire comprendre en allemand. L’anglais est par contre nettement moins pratiqué.

Vienne – Hainburg (52 km)

Vue depuis HainburgEntre Vienne et Hainburg, l’itinéraire nous fait traverser le Danube en ferry à Orth. L’arrivée sur une toute petite plage est pittoresque : seule une pancarte signale l’existence du ferry et mentionne un numéro. Si vous voulez traverser, il suffit de passer un coup de fil.

Un peu d’histoire : Hainburg est une ville médiévale composée de trois portes et 15 tours. L’ascension à l’ancien bourg ; assez raide mais ombragée est récompensée par une vue extraordinaire sur le Danube.

Hainburg – Bratislava (14 km)

DSC04872Petite étape pour pouvoir profiter de la capitale slovaque plus longtemps. Afin d’étendre nos minces connaissances sur le pays et de le découvrir à travers les yeux des locaux, nous participons à un free tour. Beaucoup d’histoire et de bons plans pour profiter des bonnes adresses appréciées des locaux. Je le recommande !

Un peu d’histoire : En 1018, le pays fut assujetti par la Hongrie et en 1541 Buda tomba aux mains des Ottomans. Bratislava devint alors la capitale du royaume de Hongrie. Suite au compromis austro-hongrois de 1867 la Hongrie pratiqua une politique de magyarisation forcée en Slovaquie entre 1868 et 1918. En réaction, les intellectuels slovaques tissèrent des liens culturels plus étroits avec les Tchèques, eux-mêmes sous la domination des Autrichiens. Ainsi vit le jour le concept d’une entité tchéco-slovaque et fut fondée la Tchécoslovaquie, après la défaite austro-hongroise au cours de la Première Guerre mondiale. Cependant, la politique centralisatrice des Tchèques déplût en Slovaquie et le pays proclama son autonomie en 1939, mais sous la présidence Joezf Tizo il devint rapidement un état satellite de l’Allemagne. En 1945, la République Tchécoslovaque fut restaurée et en 1948 les communistes prirent le pouvoir lors du Coup de Prague. Le 1er janvier 1993, avec la fin de la République fédérale tchèque et slovaque, la République slovaque indépendante est créée

Bratislava possède un très joli centre historique et sa situation au bord du Danube lui confère une ambiance détendue. Du haut des quartiers périphériques élevés on peut admirer la vue sur le Danube et sa vallée.

Bratislava – Monsonmagyarovar (37,7 km)

Sortie de BratislavaEn arrivant dans le village, nous nous mettons tout d’abord en quête d’un endroit où passer la nuit. Nous sonnons à la première adresse mentionné dans le guide Bikeline et sommes accueillis par Olga, toute souriante, qui nous fait visiter sa pension en long, en large et en travers. Elle se met en quatre pour mettre nos vélos à l’abri et note avec précisions nos souhaits pour le petit déjeuner du lendemain. Son allemand limité et notre hongrois inexistant rend toute l’entrevue très distrayante. Avec les pieds et les mains on arrive aussi à se faire comprendre !

Un peu d’histoire : Surnommée la porte de la Hongrie, Monsonmagyarovar a été occupé par les Romains au 1e siècle av JC et utilisée comme ville-entrepôt frontalière. Depuis le Moyen-Age la ville est un centre industriel et commercial. Le bétail livré à Vienne partait d’ici.

Monsonmagyarovar – Györ (40,9 km)

Théatre de GyörSituée à mi-distance entre Vienne et Budapest, Györ est situé sur l’une des principales routes d’Europe centrale. La ville se trouve à un emplacement stratégique car elle protège la route vers Vienn : la forteresse bâtie au Moyen-âge devait protéger la ville des invasions ottomanes. Dans le centre de Györ on admire des palais baroque, des édifices dont les coins sont ornés de balcons, une basilique, des églises et des musées. Un des monuments qui m’a le plus marqué est le théâtre national. Cet édifice est particulièrement intéressant pour son architecture. La forme du toit évoque une coquille ou un tremplin de ski et les parois de verre en font un espace qui s’intègre parfaitement à son environnement extérieur. Il s’agit du premier bâtiment construit en Hongrie à des fins théâtrales après la seconde guerre mondiale.

Györ – Komarom (54,2 km)

GyörLe chemin traverse de nombreux villages presque inhabités, nous voyons partout des maisons à vendre, sans doute le premier terme hongrois que nous apprenons (elado). Nous passons sur cette étape par tous les types de terrain : route, chemin de terre avec beaucoup de trous, longue allée infinie bordée d’arbres ainsi que des routes plus classiques.

Un peu d’histoire : Après la première guerre mondiale la frontière entre la Tchécoslovaquie et la Hongrie a été tracée le long du Danube et ainsi la ville de Komorn fut divisée en une partir slovaque Komarno et une partie hongroise Komarom. Les deux villes sont reliées par le « pont de l’amitié ».

Komarom – Esztergom (53,2 km)

EsztergomJournée sous la pluie, la majorité de l’itinéraire balisé passe sur une route départementale, empruntée par beaucoup de camions. L’arrivée sur Esztergom vaut cependant la peine que l’on se donne pour y parvenir. Nous passons la nuit dans une petite pension dans le vieux bourg. La vieille ville est charmante, du haut du bourg on aperçoit la Slovaquie de l’autre côté du Danube. Surnommée la petite perle du Danube, la ville est surtout connue pour sa basilique qui est la plus grande d’Europe centrale. En traversant le pont Mária Valéria qui fut détruit en 1944 par les allemands puis reconstruit en 2011, vous arriverez dans la petite ville slovaque de Štúrovo.

Un peu d’histoire : En 972 Esztergom devint la capitale du royaume Hongrois et elle le resta jusqu’à 1242. C’est à Esztergom qu’est né en 975 le roi Etienne 1er de Hongrie qui convertit son peuple au christianisme. Esztergom est la capitale ecclésiastique de Hongrie, l’archevêque de la ville portant le titre de primat de Hongrie.

Esztergom – Szentendre (57,1 km)

DSC05020Sur cette étape la piste cyclable est très  bien aménagée avec une jolie vue sur le Danube. On prend le ferry pour Szob, passe au pied des falaises toujours avec vue sur le fleuve. Nous prenons une deuxième fois le ferry pour Tahitotfalu et gagnons Szentendre par la route. La ville est réputée pour ses musées et galeries d’art. La ville bénéficie de la proximité de Budapest (25 km) puisque de nombreux artistes y ont acquis une résidence secondaire.

Szentendre – Budapest (22,5 km)

Budapest - depuis l'église St MatthiasAu long de l’étape vous passerez près d’un lac, idéal pour récupérer des forces au frais. Sur la partie boisée du trajet, des bateaux aménagés en bar invitent aussi à une halte régénérante.A Budapest, nous participons de nouveau à un free tour et optons pour le jewish tour.

Une balade de 2h avec des guides au top à travers le quartier juif. Nous passons devant les synagogues les plus importantes, marquons un arrêt devant l’arbre de la vie pour finir dans le quartier des pubs. A noter : la Hongrie est très fière de ses prix Nobels. Le petit pays a en effet engendré 14 chercheurs qui ont été récompensé par cette distinction, tous juifs.

 

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