Sankt Peter-Ording

La plus grande station balnéaire d’Allemagne est une commune de la Frise du Nord dans le Schleswig-Holstein. Depuis Hambourg-Altona, le train régional vous emmène jusqu’à Husum où une correspondance en train vous dépose à la gare de Sankt Peter-Ording. Comptez en tout environ 2h30 depuis Hambourg. Pour découvrir la presque-île, je vous recommande de louer un vélo pour profiter de la vue sur les dunes et la plage. Les digues aménagées invitent à la contemplation.DSC05880Sankt Peter-Ording se situe sur la pointe ouest de la péninsule Eiderstedt. Le  lieu est remarqué pour sa plage longue de 12 kilomètres, ses constructions sur pilotis, ses dunes, ses marais salés, ses thermes et ses compétitions de surf. Les marais salés ont une signification écologique importante car ils appartiennent aux rares marais salés à l’état naturel comptant de nombreuses petites mares et petites flaques. Sankt Peter-Ording est né de l’association d’anciens villages séparés. Il est prouvé que les Vikings occupaient déjà ce territoire. En raison des bancs de sable qui rendent l’établissement d’un port impossible, la commune ne put s’établir comme une ville de pêcheurs. L’agriculture ne put également se développer car les terrains devenaient trop salés à cause des inondations ou s’ensablaient. Le village doit son essor au développement du tourisme et à son statut de station thermale et balnéaire.

En 1877, Sankt Peter-Ording connut ses débuts en tant que station balnéaire, lorsque le premier hôtel y fut construit. Aujourd’hui encore, les thermes sont particulièrement appréciés des petits et des grands. Il y en a pour tous les goûts : un toboggan classique, un toboggan à descendre avec des bouées individuelles ou doubles, un toboggan au départ dans une cabine inclinée quasi à la verticale avec une trappe ouvrante sous les pieds pour vous propulser à toute vitesse à travers les loopings, une piscine d’eau salée pour faire quelques brasses, des jets d’eau, un jacuzzi et un sauna dont la grande baie vitrée offre une vue imprenable sur les dunes.

DSC05914La première construction sur pilotis caractéristique de la plage fut construite en 1911 et fut baptisée « Giftbude » parce que là il y avait quelque chose (wat gift=etwas gibt). Pour les connaisseurs, « quelque chose », cela signifiait du cognac.

Plus d’infos sur Sankt Peter-Ording

 

 

 

 

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A vélo le long de l’Elbe : Hambourg Bergedorf-Wittemberge (132 km)

L’avantage de vivre dans une région plate, c’est que le relief facilite grandement l’exploration de la région à vélo. Je suis partie 3 jours à vélo le long du grand fleuve traversant Hambourg : l’Elbe. Le chemin le long de l’Elbe commence à Spindlermühle au nord de la République Tchèque et se termine au bout de 1220 km à Cuxhaven dans l’embouchure de l’Elbe dans la Mer du Nord. Le chemin est aménagé pour cyclistes et randonneurs.

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Bergedorf-Alt Garge (53,6 km)

Geesthacht

La situation favorable de la ville au bord de l’Elbe en a fait très tôt un lieu intéressant pour la recherche et l’industrie. La centrale de pompage électrique ainsi que le centre Helmholtz font de la ville le plus grand centre de rechercher et d’énergie d’Allemagne du Nord. La ville est aussi connue pour abriter le plus grand escalier à poissons. Je signale aussi au passage la Elbkantinchen, un café fort sympathique avec une superbe terrasse directement située au bord de l’Elbe. Les gaufres faites maison ainsi que le bain de soleil sur la terrasse justifient amplement une halte.

Lauenburg

La ville tient son nom du terme slave Lave qui signifie Elbe. En effet, l’Elbe a toujours été l’artère vitale de la ville. Le musée de la navigation sur l’Elbe témoigne d’ailleurs de l’importance de la batellerie pour Lauenburg. La vieille ville mérite le détour ainsi que les ateliers des nombreux artistes et artisans qui ont choisi d’y élire domicile.

DSC05446Je vous invite à prendre le temps de sillonner les ruelles du centre à pied et de vous laisser surprendre par les passages étroits débouchant sur les rives du fleuve.

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Alt Garge-Dömitz (44,9 km)

Hitzacker

99 vignes surplombent la ville-île en faisant un des vignobles les plus au nord de l’Allemagne. Mais ce n’est pas tout ! En se faufilant à travers les ruelles, les maisons à colombages racontent leurs histoires ainsi que celles de leurs célèbres habitants.

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Le Prince Claus von Amsberg y vit le jour, ce qui doit aujourd’hui à Hitzacker de faire partie de la Route des Orange-Nassau (2500 km) qui traverse le nord et le centre de l’Allemagne pour revenir à Amsterdam. Cet itinéraire se consacre à l’histoire des Orange-Nassau, la maison royale néerlandaise, dont le membre le plus célèbre est Guillaume d’Orange-Nassau.

Dömitz-Wittemberge (41,6 km)

Dömitz

Les aspects militaires ont joué un rôle important dans la conception du pont à voie ferrée de Dömitz. Ses ruines impressionnantes sont aujourd’hui un symbole célèbre de la séparation de l’Allemagne, le pont se situe en effet à la frontière entre la Basse-Saxe et le Mecklembourg-Poméranie occidentale, autrefois aussi frontière entre la RFA et la RDA.

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Ce pont vit le jour lors de la construction de la voie ferrée devant relier Berlin à Buchholz. Il était ensuite prévu de prolonger la voie jusqu’à Berlin, reliant ainsi la capitale avec un port de la Mer du Nord via la plus courte voie ferrée. La nécessaire traversée de l’Elbe fut prévue à Dömitz et le pont construit entre 1871 et 1873. Dömitz fut jusqu’en 1894 la forteresse la plus puissante du Mecklembourg.

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Bienvenue au Danemark!

Pour fêter la fin de l’année, je suis partie quelques jours parcourir les routes du Juttland Sud, la région danoise située juste de l’autre côté de la frontière allemande à seulement 3h de route de Hambourg. Une fois passée la frontière, on apprécie le plaisir de rouler sur des routes désertes, de traverser des petits villages aux rues pavées longées de maisons basses recouvertes de toits de chaumes. Je vous invite dans cet article à découvrir les principales étapes de mon itinéraire.

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Sur la route du Danemark depuis Hambourg, je vous invite à faire une halte à Schleswig. Située sur la rivière de la Schlei, l’ancienne capitale du duché de Schleswig tient son nom de l’ancien dialecte nordique qui signifie baie de la Schlei ou port de la Schlei. Jusqu’au 13e siècle la ville a joué un rôle important dans le développement de la région : on lui reconnu le statut de capitale commerciale avant que ce rôle ne lui fut repris par la ville de Lübeck.

Ribe

Ribe est la plus ancienne ville du Danemark, elle a été fondée au 7e siècle. En 860, afin de déployer le christianisme vers les pays nordiques, l’archevêque de Hambourg-Brême demanda au roi du Danemark de construire à Ribe la première église scandinave. En effet, il s’agissait à l’époque de la ville la plus importante de Scandinavie.

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La ville a conservé aujourd’hui un grand charme dû à ces nombreuses habitations du 17e siècle et à ses rues pavées.

IMG_1007La ville a été construite de part et d’autre de la rivière Ribe et le prolongement du barrage constitue la rue principale.

IMG_0994Tønder

La petite ville de Tønder se situe près de la frontière avec l’Allemagne sur la rivière Vida et appartient aux plus vielle villes de l’isthme entre la Mer du Nord et la Mer Baltique. Les rues pavées et les jolies façades du centre ville invitent à se perdre dans ses ruelles.

IMG_1012Le musée historique des beaux-arts mérite aussi le détour. Divers objets du quotidien ainsi que des meubles d’époque y sont rassemblés, témoignant de l’histoire de la région et de ses habitants, des expositions temporaires présentent le travail d’artistes danois et nord-européens contemporains. Le musée est abrité dans un ancien château d’eau. En montant jusqu’à la plateforme panoramique, on peut apprécier la collection de chaises offerte par l’architecte d’intérieur Hans J. Wegner à la ville et du haut de la tour, on peut admirer la vue panoramique sur la ville et ses environs.

IMG_1099Tour guidé de Højer

Un tour du village de Hojer à pieds est à recommander. Le centre ville, très bien conservé, séduit immédiatement grâce au charme des petites habitations au toit de chaume et à ses ruelles pavées. La ville était très importante jusqu’en 1927 car elle constituait le point de départ des bateau de poste vers Keitum, Munkmarsch et Sylt.

L’écluse de Højer et l’écluse de Vida

La Vida naît à 4 km à l’est de Tonder de la rencontre de Arna et Hvrila et coule à travers Tonder vers la frontière dano-allemande sans la rencontrer. En comptant le fleuve Arna, Vida mesure 69 km de long. En raison des longues phases de tempête de la Mer du Nord qui ont endigué la rivière car les écluses ne pouvaient pas être ouvertes, on a construit à Hojer un grand espace de retenue qui abrite un grand espace naturel protégé.

Sønderborg

Située à l’entrée du ford de Flensbourg, la ville de Sonderborg bénéficie d’une situation exceptionnelle surplombée par un château construit en 1169 afin de protéger la cité des attaques pirates.

IMG_1049La promenade du port est surnommée le pont de bois.

IMG_1067Le pont levant a été construit en 1930 relie la ville portuaire avec l’île de Als.

IMG_1063Rudbøl

Située à la frontière entre le Danemark et l’Allemagne la ville de Rudbøl (en danois)/Ronsekranz (en allemand) est connue pour une curiosité : le tracé de la frontière passe au milieu d’une rue du village le long de 130m.

IMG_1090Les habitants du côté est de la rue résident en Allemagne, leurs voisins de l’autre côté de la rue au Danemark. On raconte que le tracé de cette frontière serait dû à un habitant danois de la rue qui ne souhaitait à aucun prix devenir allemand à qui les autorités auraient fait une faveur en laissant sa maison au Danemark. Selon une autre anecdote, le tracé officiel aurait du passer à travers une auberge et la commission responsable se serait mis d’accord pour le milieu de la rue. En vérité, la raison de cette frontière est bien plus simple : il s’agit de la nature. Le lac de Rudbøl devait être partagé en deux parts égales afin que le Danemark et l’Allemagne puissent continuer à vivre de la pêche de manière équitable.

Løgumkloster

La ville doit son origine au cloitre cistercien construit en 1193 et l’église romano-gothique représente un des édifices culturels les plus significatifs de la région. Près de l’église, se trouve le plus grand carillon d’Europe du Nord avec 49 cloches, il s’agit d’ailleurs de la seule ville du Danemark où l’on peut encore se former au métier de carillonneur.

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Plöner See – Lac de Plön

Die Holsteinische Schweiz s’est constituée lors de la dernière ère glacière. Elle se situe entre Lübeck et Kiel et s’étend jusqu’aux côtes de la mer Baltique. L’appellation de la région, dont le paysage alterne régions boisées, collines et lacs remonte, au 19e siècle. A cette époque où les voyages en Suisse étaient fort appréciés, il était de bon ton d’accoler le qualificatif « suisse » à toute région vallonnée.

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C’est au milieu de cette région que se trouve le lac de Plön (Plöner See), entouré des communes de Plön, Ascheberg, Bosau et Dersau. Ce lac est issu du glacier qui recouvrait le Schleswig-Holstein lors du dernier âge glaciaire. Très apprécié des habitants des grandes villes avoisinantes (Kiel, Lübeck et Hambourg) le lac compte 15 sites de baignade.

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A ne pas manquer :

La vieille ville avec ses églises, ses rues commerçantes pavées et ses cafés

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Le château majestueux surplombant le lac

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La force des discrets

La force des discretsLa force des discrets change le regard que l’on porte sur l’introversion et revient sur « le pouvoir des introvertis dans un monde trop bavard ». L’auteure Susan Cain rêvait de devenir écrivain mais elle a grandi avec le sentiment que cette profession typique des « timides » n’était pas validée par la société de l’idéal extraverti, alors elle est devenue avocate à Wall Street et a mis de longues années avant de réaliser son rêve. Je recommande ce livre à tous ceux qui ont trop souvent entendu «Toi, tu es plutôt quelqu’un de timide.» comme un reproche et qui en sont venus à penser que l’introversion est un défaut. Je vous le promets, ce livre va vous faire un bien fou !

Dans la première partie de l’ouvrage, Susan Cain analyse l’évolution de la société qui a conduit à l’idéal extraverti. Dans la deuxième partie de son livre, elle s’attarde sur l’impact de la biologie où elle tente de répondre entre autres à une question toute simple : « si nous sommes aujourd’hui convaincus que l’idéal social est l’idéal extraverti comment expliquer qu’après des milliers d’années de sélection naturelle les deux tempéraments aient survécu jusqu’à aujourd’hui dans une proportion équivalente? » Les pistes de réponses apportées par ce livre à cette simple question sont fascinantes. Dans un troisième temps, elle se demande si toutes les cultures ont un idéal extraverti et s’attarde sur les comportements et les pratiques culturelles notamment en matière d’éducation des populations asiatiques aux Etats-Unis. Enfin, cet excellent s’ouvrage s’achève par des conseils à l’attention des parents qui ne sauraient comment élever des enfants introvertis sans leur transmettre un comportement de victime et des recommandations pour les employeurs qui penseraient (à tort) qu’il serait judicieux de motiver introvertis et extravertis de la même façon. En prime, quelques conseils avisés si votre introversion vous pèse pour vous faire passer pour plus extraverti que vous ne l’êtes sans ne rien changer à votre personnalité.

Je travaille depuis plus de deux ans dans une équipe de 8 personnes. Nos bureaux sont disposés en cercle afin de favoriser (soi-disant) l’interactivité au sein de l’équipe. Quand je suis arrivée dans cette équipe allemande, j’étais plus de la moitié du temps la seule employée ne travaillant pas dans sa langue maternelle au sein de l’équipe. J’ai donc dû faire face à deux difficultés : la barrière de la langue et la douloureuse prise de conscience que mon tempérament réservé pouvait constituer un obstacle à mon épanouissement professionnel. Et pour cause : toutes les deux semaines, mon responsable me répétait avec obstination « Tu es trop calme, il faut qu’on t’entende plus. C’est sans doute parce que tu ne parles pas encore assez bien l’allemand. » Puis l’incitation s’est faite de plus en plus pressante : « Tu hésites trop à poser des questions, quand tu as un doute, crie. » (Alors là, petite parenthèse : pour mettre à l’aise un introverti, la dernière chose à lui dire c’est bien de crier. C’est comme suggérer à quelqu’un de complexé par son poids de maigrir. Si la personne ne suit pas votre conseil, ce n’est pas parce qu’elle n’y a pas pensé avant mais bien parce qu’elle n’y arrive pas !) Déconcertée par ce manque de pédagogie, je suis restée bloquée pendant un long moment avant de développer une autre stratégie de survie dans cette ambiance de travail. Apprendre à collaborer sans crier à ma façon, en surmontant la barrière de la langue… Aujourd’hui, je suis en colère contre ce responsable qui m’a convaincue pendant un moment qu’il y avait un problème avec ma personnalité mais je lui suis aussi reconnaissante des enseignements que m’auront apportés cette expérience. Et je retiens avant tout ceci : la raison du plus bruyant n’est pas toujours la meilleure.

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