Le Chœur des femmes

 les-choeur-des-femmesUne fois n’est pas coutume, je vous propose aujourd’hui une recommandation littéraire. J’ai nommé Le Chœur des femmes de Martin Winckler. Ce roman raconte l’histoire d’une brillante interne en médecine qui se dédie à la chirurgie gynécologique mais qui est contrainte d’effectuer un stage dans un service de médecine générale dédié à la « Médecine de la femme ». Dans ce roman, l’auteur choisit comme fil conducteur un thème particulièrement original (que je ne peux dévoiler ici car il s’agit du secret du personnage principal) et parvient à tenir le lecteur en haleine, tout en lui inspirant une réflexion sur le milieu médical français, et plus particulièrement, sur les pratiques gynécologiques.

Au départ, la protagoniste est sceptique sur ce que cette expérience dans un petit service peu reconnu pourrait lui apporter. Mais les rencontres avec les patientes s’enchaînent et le comportement de son maître de stage, le docteur Karma, l’invite à porter un regard nouveau sur la relation entre les patientes et leurs médecins. Elle est amenée à prendre du recul sur ce qu’elle a appris durant sa formation en France et à s’intéresser entre autres aux pratiques gynécologiques anglo-saxonnes. La place de l’interculturel et des langues dans ce roman a particulièrement retenu mon attention. L’auteur nous rappelle entre autre l’importance de l’anglais dans le milieu de la recherche médicale.

Mais ce n’est pas tout. Le roman documente le lecteur avec une précision extrême sur la médecine des femmes. Tous les sujets sont passés en revus : l’avortement, la contraception, les violences conjugales, la maternité des adolescentes, l’accompagnement des cancers gynécologiques, les viols, les incestes… Fort de son expérience de médecin, Martin Winckler réussit à mêler une description du paysage médical français extrêmement détaillée à un échantillon de témoignages romancés qui reflètent la réalité de la consultation gynécologique de nos jours. Il pose ainsi de nombreuses questions : Apprend-on la médecine auprès des professeurs ou auprès des patients ? Quels sont les droits des patientes ? Peut-on pratiquer la gynécologie autrement ? À quoi sert une consultation ? Médecins ou/et sages-femmes ?

En Allemagne, par souci de pudeur et de respect de la dignité de la patiente, on ne lui demande pas de se déshabiller intégralement pour procéder à l’examen gynécologique mais on procède en deux temps : d’abord le haut, puis le bas. Une cabine est mise à sa disposition pour se changer afin de lui assurer davantage de confort lors d’un examen qui met à mal sa pudeur. C’est une des questions qui reviennent régulièrement dans le roman : le confort des médecins ou celui des patientes ? Quelle doit être la priorité ? En tout cas, le point de vue de Martin Winckler est clair : dans sa pratique de la médecine, le respect des patientes est primordial. J’adhère.

Merci à Alicia pour cette recommandation littéraire qui m’a permis de découvrir ce gynécologue/auteur, super allié des femmes.

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Bienvenue à Škofja Loka

Si je vous dis architectures baroques, passages voûtés, rues étroites, allées verdoyantes et vue panoramique sur les Alpes Juliennes, vous me répondez ? Bienvenue en Slovénie ! Et plus précisément, bienvenue à Škofja Loka ! Située à 20 km de Ljubljana, cette petite ville de 12 000 habitants rejoint souvent Ptuj et Piran sur le podium des plus belles villes de Slovénie. Et selon moi, elle le mérite bien! Partons donc ensemble à sa découverte.

Les façades pittoresques et colorées lui ont valu le surnom de « Loka multicolore ». Sur la photo de gauche ci-dessus, vous pouvez admirer la façade de l’ancien hôtel de ville qui se situe sur l’artère principale de la vieille ville, Mestni Trg. Au milieu, un passage voûté dans le vieux centre et à droite, une allée verdoyante dans le parc du château.

Škofja Loka est une des villes médiévales slovènes les mieux conservées. L’existence d’une terrasse naturelle au-dessus de la confluence de deux rivières et au pied du Lubnik, a rendu possible la construction d’un magnifique château médiéval. En 1318, un mur défensif de cinq portes a été construit pour la protection de la ville et au 12e siècle on a construit un fort avec une tour juste au-dessus du château. Ce fort a cependant été détruit lors d’un tremblement de terre en 1511. Les débris ont alors été utilisés plus tard lorsque la construction du château actuel a débuté. L’ascension au château est très rapide et en vous promenant dans le jardin, vous aurez l’occasion de découvrir un jardin pédagogique où ruines, habitats traditionnels et activités agricoles sont mis en avant.

Ruelles de l’ancien centre ville

Le pont des Capucins de forme semi-circulaire, parfois aussi appelé le pont de pierres date du 14e siècle. Il a été édifié sur ordre de l’évêque Leopold, rénové en 1888 et doté de garde-fous en fer.

Au détour des ruelles étroites, on peut voir des façades colorées plus ou moins récentes avec parfois des motifs rigolos.

Les habitants de Puštal et Škofja Loka aiment raconter que le pont en bois, baptisé « pont du diable » et qui surplombe la rivière Sora doit son nom à des visites passées du diable à cet endroit. Avec la construction de chapelles des deux côtés du pont, les habitants réussirent à maintenir le diable à l’écart pour quelque temps jusqu’au prochain accident. Mais c’est seulement avec la construction d’une chapelle dédiée à St Jean Nepomuk (le patron des ponts), au milieu du pont qu’ils en furent définitivement débarrassés. Aujourd’hui, les enfants escaladent avec joie ce pont pour sauter dans la rivière et on peut venir bronzer sur la digue du barrage. Un bar restaurant dispose d’une terrasse donnant sur la pelouse au bord de la rivière créant ainsi un espace de détente très agréable.

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Lac de Bohinj

 

Cet été, je suis partie découvir la Slovénie, une magnifique destination à la frontière de l’Autriche, la Croatie, la Hongrie et l’Italie. Le pays bénéficie d’une situation exceptionnelle pour les randonneurs du fait de la proximité des Alpes Juliennes mais aussi pour les amateurs de découvertes culturelles, de sports nautiques et de détente. Je vous invite aujourd’hui à me suivre autour du lac Bohinj, le plus grand lac de Slovénie. Situé au nord-ouest du pays dans le massif des Alpes Juliennes, le lac de Bohinj mesure en effet 4,5km de long et 1,2km de large et se situe à l’intérieur du parc National du Triglav. Au départ de Bled, des bus réguliers permettent de parcourir les 20km séparant Bled de Bohinj. À l’arrivée, l’arrêt de bus se situe à trois pas des rives du lac et des départs des sentiers de randonnée. Il est possible, entre autres, de se lancer dans une ascension offrant un panorama imprenable sur le lac ou, plus modestement, de faire tout simplement le tour du lac à pied (environ 12km).

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En descendant du bus, vous êtes accueillis par cette église qui surplombe les rives du lac telle un phare.IMG_1218

La randonnée commence sur un sentier goudronné menant à un chemin sous bois, ombragé presque tout le long de l’itinéraire. On ne perd jamais le lac de vue. Un simple coup d’oeil entre les arbres permet d’admirer l’eau azure et de guetter la prochaine crique pour se rafraîchir.

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Nous n’avons pas eu à chercher bien longtemps pour piquer une tête en toute sérénité avant de nous remettre en route.

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Sur ce sentier, vous verrez ça.

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Et ça, et bien plus encore.

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Fable contemporaine

Connaissez-vous la fable du banquier américain et du pêcheur mexicain? A l’heure où on parle de décroissance et de ralentissement, je vous propose de découvrir ou de redécouvrir ce petit dialogue drôle (à la logique imparable). Bonne lecture!

Au bord de l’eau dans un petit village côtier mexicain, un bateau rentre au port, ramenant plusieurs thons. L’Américain complimente le pêcheur mexicain sur la qualité de ses poissons et lui demande combien de temps il lui a fallu pour les capturer:

 » Pas très longtemps « , répond le Mexicain.

 » Mais alors, pourquoi n’êtes-vous pas resté en mer plus longtemps pour en attraper plus?  » demande l’Américain. Le Mexicain répond que ces quelques poissons suffiront à subvenir aux besoins de sa famille.

L’Américain demande alors :  » Mais que faites-vous le reste du temps?  »

 » Je fais la grasse matinée, je pêche un peu, je joue avec mes enfants, je fais la sieste avec ma femme. Le soir, je vais au village voir mes amis. Nous buvons du vin et jouons de la guitare. J’ai une vie bien remplie « .

L’Américain l’interrompt :  » J’ai un MBA de l’université de Harvard et je peux vous aider. Vous devriez commencer par pêcher plus longtemps. Avec les bénéfices dégagés, vous pourriez acheter un plus gros bateau. Avec l’argent que vous rapporterait ce bateau, vous pourriez en acheter un deuxième et ainsi de suite jusqu’à ce que vous possédiez une flotte de chalutiers. Au lieu de vendre vos poissons à un intermédiaire, vous pourriez négocier directement avec l’usine, et même ouvrir votre propre usine. Vous pourriez alors quitter votre petit village pour Mexico City, Los Angeles, puis peut-être New York, d’où vous dirigeriez toutes vos affaires.  »

Le Mexicain demande alors :  » Combien de temps cela prendrait-il?  »

 » 15 à 20 ans « , répond le banquier américain.

 » Et après?  »

 » Après, c’est là que ça devient intéressant « , répond l’Américain en riant.

 » Quand le moment sera venu, vous pourrez introduire votre société en bourse et vous gagnerez des millions « .

 » Des millions? Mais après?  »

 » Après, vous pourrez prendre votre retraite, habiter dans un petit village côtier, faire la grasse matinée, jouer avec vos petits-enfants, pêcher un peu, faire la sieste avec votre femme et passer vos soirées à boire et à jouer de la guitare avec vos amis.  »

Auteur inconnu

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Rømø: une île danoise

Située à seulement trois kilomètres au nord de l’île allemande de Sylt, l’île de Rømø occupe une superficie de 129 km² et est une destination très appréciée des touristes danois et allemands. L’île est reliée au continent par une route construite sur une digue qui s’emprunte gratuitement.

IMG_0906Rømø se situe dans le parc naturel de la mer des Wadden, un site inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO et offre des paysages de dunes à couper le souffle. La particularité de l’île, c’est la partie sud-ouest de sa plage qui s’étend tout le long de l‘île, accessible en voiture. Cet endroit vaut le détour pour les amateurs de nature, de calme et de grands espaces. La plus grande commune de l’île est Havneby au sud de l’île. C’est de là que partent les ferries qui assurent la navette entre Rømø et Sylt. La commune, tout comme l’ensemble de l’île, vit principalement du tourisme et plus particulièrement de la location des maisons de vacances.

Durant la seconde Guerre Mondiale, l’île était occupée par la Wehrmacht qui surveillait toute la baie allemande depuis cet emplacement stratégique grâce à des radars. Par crainte d’une attaque anglaise, de nombreux bunkers furent construits. Il est aujourd’hui possible d’en visiter quelques uns.

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