Quelques jours au Danemark

Le Danemark est un archipel de 443 îles qui se découpe en trois parties bien distincte: la péninsule frontalière de l’Allemagne appelée le Jutland et ses deux îles principales: l’ile de Fionie (Fyn) et le Seeland. C’est à Rynkeby, commune située près de Odense sur l’île de Fionnie que j’ai séjournée quelques jours chez une famille danoise. Les îles du Danemark sont pour la plupart reliée par des ponts et s’est tout simplement en train que j’ai pu rejoindre la Fionie, après avoir atterri à Copenhague.

CopenhaCopenhague_Nyborggue

Mon passage dans la capitale danoise a été bref mais m’a cependant permis de rassembler quelques impressions. Ville parsemée de canaux au relief clément, Copenhague se parcours aisément à vélo et on sent qu’il y règne une ambiance détendue et un climat tolérant.

OdenseOdense

 

Ville natale d’Andersen, Odense est la troisième ville du Danemark et une importante ville universitaire. On peut notamment visiter le musée dans la maison natale d’Andersen, ainsi que la cathédrale Saint Knud qui abrite plusieurs tombes de la dynastie royale du Danemark.

KoldingKolding_rue

En route vers la frontière Allemande, nous nous arrêtons à Kolding.

Le temps de parcourir le centre et de monter au château de la vieille ville fortifiée, Koldinghus construit au 13e siècle par le roi Eric Kippling.

Il s’agit de la dernière résidence royale sur le territoire du Jutland. L’église en pierre St Nicolas est l’une des plus vieilles du Danemark.

Flensburg

FlensburgFlensburg est la dernière grande ville allemande avant la frontière danoise. Les danois ont l’habitude d’emprunter l’autoroute qui conduit au Schlewig-Holstein car les prix des boissons particulièrement élevés au Danemark les incitent à franchir régulièrement la frontière (en moyenne une fois par mois) afin de faire leurs emplettes chez leurs voisins allemands. Ainsi, la frontière à peine franchie, des grandes surfaces commerciales sont visibles depuis l’autoroute. En magasin, on nous fera signer une décharge certifiant que nous allons exporter les boissons à l’étranger afin de nous déduire le prix de la consigne. Les allemands,eux , sont contraints de payer le prix des bouteilles et cannettes qu’ils récupéreront une fois ceux-ci restitués au magasin.

Musée VikingMusée Viking

Près de Rynkeby se trouve un musée Viking.

A l’extérieur, on peut admirer un Dakar en cours de reconstitution. On recherche des arbres dont la forme a naturellement épousé la courbe de la coque d’un bateau.

KertemindeKerteminde

La commune de Kerteminde est située à l’entrée d’un fjord dont le débouché est très étroit.  Cette situation en a fait un port de pêche dont l’activité était autrefois très importante. Aujourd’hui supplantée par le tourisme, la pratique de la pêche demeure néanmoins emblèmatique de la ville. Le débouché du fjord est le centre de la ville, on y trouve le port ainsi qu’un centre de recherche marine ouvert au public. Les rues du centre ville, parallèle à la plage mènent directement au fjord.

Silkeborg et la région des lacsLac de Silkeborg

Le Danemark est un pays plat, à l’exception de la région de Silkeborg qui se différencie du reste du pays par un relief légèrement prononcé. Du haut de Himmelbjerget (mont du ciel), le point culminant du Danemark (147m) on a une vue sur le lac de Silkeborg. Au bord du lac, la commune du même nom est une petite ville de province au fort attrait touristique, renforcé notamment par la pratique des cures thermales.

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Une journée à Bratislava

A moins de 60 kilomètres de Vienne, la capitale slovaque est reliée à la capitale de Vienne par un voyage en train de moins d’une heure. Situation unique au monde, la proximité des deux capitales rend incontournable une escapade slovaque à tout visiteur de la capitale viennoise et inversement. Un banquier slovaque établi à Vienne après y avoir étudié et fait la navette quotidiennement entre les deux capitales m’apprend d’ailleurs que les étudiants qui font ce trajet sont si nombreux qu’ils ont créé une communauté. Des trains au départ de Vienne relient les deux capitales toutes les heures. Le billet de train donne également accès au transport en commun de Bratislava. Sinon, depuis la gare, il est possible de rejoindre le centre ville en 15 minutes de marche. Nous nous rendons directement aux bords du Danube avant de monter au château.  Du haut de la colline du château, s’étend une vue sur le Danube et les quartiers périphériques de la ville où l’on reconnait les édifices bâtis durant la période soviétique. Suite à notre ascension au château, nous parcourons le centre ville avant de nous mettre en quête d’un endroit où nous restaurer.

Seules touristes étrangères dans le restaurant en cette journée pluvieuse d’août nous sommes accueillies dans un parfait anglais par la gérante de l’établissement pour notre plus grand plaisir. Nous goûtons le plat national, le bryndzové halusky, sorte de gnocchi à base de pomme de terre, de fromage de brebis et de lardons grillés, accompagné en entrée d’une soupe à la goulache. Nous profitons d’un menu complet avec café et verre de vin inclus pour moins de 10€. Miam!

A Bratislava, vous pouvez aussi bénéficier d’un tour gratuit et de qualité de la ville en anglais. Pour plus d’information c’est par ici.

Photos

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Un weekend à Budapest

Tour gratuit de la ville

A notre arrivée à Budapest, nous nous laissons recommander un des Free Walking Tours. L’agence de voyage est membre du réseau United Europe Free Tours qui regroupe des tours gratuits organisés en Europe Centrale. Le concept est simple: des résidents volontaires proposent vous font découvrir leur ville et vous décidez si et combien vous voulez payer. Partant de ce principe, le guide a toutes les raisons de vous assurer une visite originale, riche en anecdotes et remplie d’humour. Le tour original organisé le matin dure deux heures et demie. On retient notamment un détour par les love locks (ces petits cadenas accrochés par les couples qu’on retrouve sur différentes attractions touristiques de par le monde. L’idée serait née à Budapest sur le grillage autour de cet arbre en photo plus bas. La tradition voulait que les amoureux jettent après la clé dans le Danube), la traversée du pont suspendu et la montée jusqu’au quartier du palais royal.

Idéal pour avoir un premier aperçu de la ville et se faire conseiller les meilleures adresses pour déguster la fameuse liqueur unicum. On y apprend aussi que la ville de Budapest est née de la réunion des villes de Buda et Pest en 1873. La ville accède ensuite au statut de seconde capitale de l’Autriche-Hongrie. La partition du royaume de Hongrie à la suite du traité de Trianon en 1920, en fait aujourd’hui une ville démesurée par rapport aux frontières actuelles de la Hongrie (près de 20% de la population est budapestoise). Le SMIC s’élève à 570€ par mois et la TVA est de 25%. Dans le centre ville, nous marquons un arrêt devant la cathédrale St Stephen, qui porte le nom du premier roi de Hongrie (975–1038). Le sommet de la basilique culmine à 96 m de hauteur, de même que le parlement. Ceci symbolise l’importance égale des pensées matérielles et spirituelles.

Bain Széchenyl

Le lendemain nous nous rendons au château de Vajdahunyad, situé dans un bel espace boisé près des bains Széchenyl. En effet, impossible de se rendre à Budapest sans passer une demie-journée aux bains.  Les bains de Széchenyl comptent plusieurs bassins de différentes températures en intérieur et surtout deux bassins de 40 35 degrés en extérieur. Quand il fait autour de 0 à la fin du mois de novembre, inutile de dire combien il est agréable de se plonger dans la chaleur de l’eau tout en contemplant la vapeur qui s’en échappe. Un des deux bassins extérieur permet de se laisser porter par un courant entre des murs circulaires.

Les photos c’est par là

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Le complexe de la langue

Suite à la lecture de « Pas si fous ces français » (titre original: Sixty Million Frenchmen Can’t Be Wrong) écrit par Jean-Benoît Nadeau & Julie Barlowen en 2003, le chapitre 12 intitulé Le complexe de la langue retient particulièrement mon attention. Le livre a été écrit par un couple de journalistes canadiens et québecuois qui ont consacré quatre ans de leur vie à essayé de comprendre les Français. Dans ce livre à la fois drôle et sérieux nos réflexes culturels sont décortiqués et font sourire tout en donnant à réfléchir. A l’étranger dans différents pays européens, j’ai été confronté à ce « complexe » de la langue.

Le propos tenu par les auteurs est que les français font de leur langue une oeuvre d’art protégée par des règles très strictes fixées par l’Académie française alors que les Nords-américain perçoivent leur langues comme un outil de communication. Les français auraient une approche très perfectionniste dans l’appréhension de leur propre langue et ne reconnaîtraient pas pouvoir parler une langue étrangère tant qu’ils ne la maîtrisent pas parfaitement. Ce complexe de la langue serait aussi une des raisons pour lesquelles les langues régionales disparaissent de plus en plus en France. Les parents n’apprendraient plus le basque, le breton ou l’occitan à leurs enfants par peur que « leur français en souffre » et par conséquent leur intégration dans la société.

Je m’interroge donc: dans un monde de plus en plus globalisé, quel est l’avenir réservé aux langues? Aux cultures régionales? N’est-on pas deux fois plus riches quand on peut parler deux langues? Le dialecte de sa région et la langue de son pays? Si on connait la langue du pays voisin, notre esprit n’en est-il pas davantage ouvert? Doit-on renier ses origines bretonnes pour être un vrai français? Je pose la question. En Autriche, qui est un état fédéral composé de 9 états, chaque Etat à son dialecte propre. Mes anciennes collègues autrichiennes sont bilingues depuis toute petites: elle parle l’allemand et leur dialecte. Est-ce que ça les empêche de s’intégrer dans la société?

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Les chantiers internationaux, voyager intelligemment

Le concept génial des chantiers internationaux est né après la seconde guerre mondiale avec pour objectif de promouvoir des valeurs de paix, de tolérance et reconstruction : rassemblez un groupe de jeunes bénévoles de différentes nationalités autour d’un projet d’intérêt commun (sensibilisation à la protection de l’environnement, animation d’activités pour les enfants, organisation de festivals, archéologie…), faites cohabiter tout ce petit monde ensemble pendant 2 à 3 de semaines, invitez les habitants locaux à participer à la réalisation du projet et vous avez tous les ingrédients pour un chantier international réussi!

Participer à un chantier international, c’est abandonner ses habitudes et son confort pour faire l’expérience de à la vie collective au sein d’un groupe interculturel. Si des «animateurs» sont là pour veiller au bon avancement des travaux ou du projet tout comme à votre bonne santé, les décisions sont toujours prises en groupe en respectant les principes de base de la démocratie. Ainsi, après avoir travaillé 5 à 6h sur le chantier, vous êtes entièrement libres de décider en groupe des activités de l’après-midi et du week-end.

L’international est au cœur du chantier, les associations organisatrices ne se satisfont pas d’une accumulation de nationalités différentes. En plus d’être multi culturel, un chantier international doit être surtout et avant tout un espace INTER culturel, où en plus de cohabiter les volontaires interagissent et s’enrichissent de la culture des uns et des autres. Par ailleurs, le travail, ingrédient clé d’un chantier, permet l’acquisition et la mise en pratique de savoirs techniques et facilite la cohésion d’un groupe au sein duquel les différentes langues parlées peuvent être parfois être des barrages à la communication.

En participant à un chantier, vous découvrez un pays, vous ouvrez à d’autres cultures et à travers la découverte de l’autre, apprenez aussi à vous connaître un peu mieux vous-même ! Alors, si vous avez envie de voyager intelligemment, n’hésitez plus, les chantiers internationaux sauront répondre à vos attentes ! Pour en savoir plus, vous pouvez cliquer ici et .

 

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