Voyager végane

En ce début d’année, je suis heureuse de vous présenter la création d’une nouvelle rubrique sur mon blog : « Voyager végane ». En attendant, les prochains articles, je vous pose un peu le contexte.

Arvore do mundo, Porto

« Si les méduses étaient comestibles, sachant qu’elles n’ont pas de système nerveux et que par conséquent elles ne peuvent pas ressentir la souffrance, en mangerais-tu ? » C’est la question que m’a posé mon cousin lors du repas de Noël en s’empressant d’ajouter « Je ne cherche pas à te piéger, c’est juste pour savoir. » Prise un peu au dépourvu, j’ai bredouillé, pas très convaincue, en pensant à l’absence de souffrance animale que « Oui, probablement ». Mon cousin a approuvé en attaquant la cuisse droite d’une volaille pendant que mon frère me certifiait que l’animal dans le plat avait eu une vie heureuse. Rien de tel qu’un Noël français pour réaffirmer le véganisme d’une Française expatriée en Allemagne…

En me concentrant sur mes dés de tofu arrosés de sauce aux morilles, je réfléchissais : au-delà de l’empathie pour les animaux qui m’a convaincue d’adopter le régime végétalien il y a quatre ans, ce sont davantage des convictions environnementales qui m’ont incitée à sauter le pas. En vérité, même si je n’y avais jamais vraiment consacré beaucoup de temps de mon cerveau j’ai toujours fait le lien entre les animaux de la ferme et ce qui se retrouve dans mon assiette. Alors que, pour ce qui relevait de l’impact environnemental de mon alimentation, j’étais complètement ignorante. Si je choisis d’en parler aujourd’hui, c’est parce que je pense que notre nature humaine nous incite davantage à mettre en place des changements dans nos vies quand nous nous sentons directement concernés. Et qui ne se sent pas concerné par le changement climatique et l’avenir de la planète ?

Pourtant, je n’ai pas été facile à convaincre. Quand mon copain a commencé à remplir son frigo (puis le mien) de produits exclusivement végétaux, je me suis un peu moquée de lui car je ne comprenais pas d’où lui était venu ce nouvel engouement pour le véganisme. On avait bien regardé « cowspiracy » ensemble un dimanche après-midi mais quand, à la fin du film, je lui avais demandé s’il comptait arrêter de consommer de la viande, il avait haussé les épaules et on en était resté là. Et puis voilà, que quelques mois plus tard, il avait adopté un régime végétalien sans crier gare. En me disant que cela lui passerait peut-être avant que cela ne me prenne, j’ai patienté quelques mois en mangeant du jambon dans mon coin. Et puis très vite, les sorties au restaurant sont devenues moins amusantes. Il lui fallait plusieurs minutes pour passer commande afin de s’assurer que le plat qu’il avait choisi était libre de tous produits animaux et je commençais à me sentir de moins en moins sereine lorsque je commandais des côtelettes d’agneaux.

Me rendant compte que le simple fait que mon partenaire ait modifié ses habitudes alimentaires sans juger les miennes, suffisait à me mettre mal à l’aise, j’ai décidé de m’intéresser de plus près aux arguments en faveur d’un régime végétalien. Je me suis donc plongée dans la lecture de différents ouvrages et blogs et j’ai visionné de nombreux documentaires. Renoncer aux produits animaux pour le bien de la planète et par empathie pour les animaux, pourquoi pas. Mais, et ma santé alors ? Pas question de ne pas m’informer avant : où allais-je donc trouver mes protéines, mon calcium ?!

C’est ainsi que, en lisant entre autres, Confortablement ignorant, Yes vegan !, Vivre végane (dont je recommande la lecture) j’ai appris que :

  • Les gaz à effet de serre ayant le plus d’influence sur le réchauffement climatique sont le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4) et le protoxyde d’azote (N20)
  • Entre 1750 et 2006, la concentration de CO2 a augmenté de 35 % alors que dans le même temps la concentration de méthane a augmenté de 145 %.
  • Au niveau mondial, 40 % de du méthane produit par l’homme provient de l’élevage.
  • Les forêts vierges permettent la production de 20 % de l’oxygène disponible sur la terre.
  • Or, 70 % des forêts vierges ont été coupées et brûlées pour faire place à l’élevage. Ces forêts deviennent des pâturages ou sont utilisées pour le fourrage.
  • 55 % de l’eau potable de la planète est utilisée pour la consommation du bétail.
  • 30 % des terres mondiales utilisables sont consacrées à l’élevage.
  • Il y a 50 ans, les forêts vierges représentaient 15 % de la surface de la planète. Aujourd’hui, elles en représentent seulement 2 %.
  • Notre planète est surnommée la planète bleue. Cependant, l’eau potable représente 2,5 % de la planète. Moins d’1 % de cette eau potable est accessible.
  • Un steak de 125 grammes coûte 5 m² de forêt vierge et 4500 litres d’eau.
  • En évitant de consommer 1 kg de viande, on économise plus d’eau qu’en ne se douchant pas pendant un an.

Et vous ? Qu’en pensez-vous ? Cela vous dit de vous laisser interpeller par ces données chiffrées ? Le renoncement total à tous les produits d’origine animale est certes radical et je sais bien qu’il est très difficile d’avoir un comportement de consommateur éthique complètement cohérent mais on peut commencer par un petit pas dans cette direction. Un, deux ou trois repas véganes par semaine pour tester.

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