Fornalutx : prix du plus beau village espagnol

Le village de Fornalutx, situé dans la région montagneuse de la Serra de Tramuntana sur l’île de Majorque aux Baléares, a été récompensé en 1983 par le prix national du plus beau village d’Espagne.

Le village a également reçu un prix en 1995 pour son engagement exemplaire en matière de protection de l’environnement. Fornalutx compte 700 habitants et est situé à environ sept kilomètres de Soller. Le village se blottit contre les flancs du Puig Major, la montagne la plus haute des îles Baléares qui culmine à une altitude de 1445 mètres. Le village a été fondé au Moyen-Âge par les Maures.

Je vous recommande de flâner dans les ruelles étroites de ce village si pittoresque et d’en emprunter les escaliers de pierre. Les maisons en pierre autour de la place du marché offrent tout ce dont un promeneur en vacances peut avoir besoin : elles abritent en effet des bars à tapas, des restaurants et des boutiques d’artisanat majorquin. Pour la petite anecdote : on raconte que l’eau du puits situé au centre du village est doté de pouvoirs magiques : celui.celle qui en boit reviendra à Fornalutx.

De nombreux chemins de randonnée partent de Fornalutx : il est possible de rejoindre le monastère de Lluc, la ville de Soller ou le village de Biniareix. J’ai choisi de mettre à profit cette visite pour faire la randonnée qui relie Fornalutx à Biniareix que je vous recommande ! Le chemin longe des vergers de citronniers et d’orangers et permet d’approcher une végétation luxuriante tout en profitant d’une vue imprenable sur l’un des plus beaux villages espagnols.

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Église de Boyana

Le parc national de Vitosha est le parc le plus ancien dans la péninsule des Balkans. La silhouette de ses montagnes est visible depuis presque chaque endroit de la ville et est inséparable de l’image de la capitale bulgare. Sa proximité fait ainsi de Sofia la seule capitale européenne abritant l’ours brun ! Dans un havre de verdure, au sein du parc national Vitosha, se trouve l’église de Boyana.

L’église se compose en réalité de trois bâtiments qui témoignent des agrandissements successifs. Le premier a été construit au 10e siècle. Au 12e siècle, un deuxième a été construit à côté du premier. Le troisième bâtiment entoure le premier, ce qui explique une différence notoire entre la hauteur de plafond à l’intérieur et celle du toit visible de l’extérieur. La visite de l’église mérite le détour, en particulier pour les fresques réalisées en 1259. Dix-huit compositions représentent la vie de Saint Nicolas. Au deuxième niveau, on peut reconnaître des fragments représentant l’Annonciation, la Crucifixion, la Résurrection et des scènes de la vie de Saint Panteleimon. La restauration de l’église a commencé au milieu du 20e siècle pour s’achever en 2006.

Les photos étant interdites à l’intérieur de l’édifice, il vous faudra vous rendre sur place pour apprécier les fresques qui méritent une visite. Et si vous souhaitez ramener un souvenir, vous devrez investir dans une carte postale. En attendant, vous pouvez aussi vous rendre sur le site de l’UNESCO pour y voir les reproductions de quelques fresques. En effet, en 1979, l’église a été inscrite sur la liste du patrimoine mondial. L’UNESCO considère les bâtiments comme « les plus parfaits et les mieux conservés de l’art médiéval d’Europe de l’Est ». En raison de la taille de l’église, seulement huit visiteurs peuvent y admirer les fresques en même temps. Je vous recommande donc de réserver en avance votre visite en pleine saison. SI vous avez le temps, combinez donc la visite de l’église avec une randonnée dans le parc en passant par exemple par le lac de Boyana, le monastère de Dragelevski ou la cascade de Boyana.

Lac de Boyana

Pour en savoir plus, rendez-vous directement sur le site de l’église, disponible en anglais.

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Une journée à Plovdiv

Lorsque nous avons annoncé à notre guide de Sofia que nous prévoyions de séjourner une semaine entière dans la capitale bulgare, elle n’a pas caché sa surprise et nous a recommandé de profiter de ce « long » séjour pour découvrir la ville de Plovdiv. Nous avons donc suivi ses conseils avisés et nous avons embarqué pour deux heures de bus, en direction de la troisième ville bulgare, derrière Sofia et Varna.

À peine arrivés dans la ville, nous nous sommes mis en quête d’un « free tour » afin de découvrir la ville à travers le regard d’un local. Nous y avons appris, entre autres, que :

  • les Thraces ont été les premiers habitants de la ville ;
  • il s’agit d’une des plus vielles villes d’Europe (6000 ans ! ) ;
  • il est très difficile d’y entreprendre des travaux de construction car les ouvriers découvrent sans cesse des ruines qui doivent être exhumées, ce qui retarde, voire parfois annule les travaux entrepris ;
  • la ville était la capitale européenne de la culture en 2019.

Seule la partie de l’hémicycle du stade romain est visible, les sièges (ou ce qu’il en reste) se trouvent dans les caves des habitants de la rue principale que l’on devine à l’arrière-plan droit de la photo (ci-dessus à gauche). La maquette (ci-dessus à droite) permet de se faire une idée de ce à quoi ressemblait le stade dans son intégralité. Les habitants de la rue étaient au courant de la présence de ses ruines dans leurs caves. Cependant, ils ont réussi à garder le secret pendant 50 ans par crainte de se voir contraint d’abandonner leur logement afin que les ruines puissent être mises en valeur.

Le théâtre romain est une des principales attractions de la ville. Il pouvait accueillir jusqu’à 6000 spectateurs. On raconte que dans les années soixante, une dizaine de maisons étaient construites au-dessus du théâtre. Un résident de ces maisons serait tombé sur des pierres du théâtre en creusant dans son jardin. Intrigué par sa découverte, il aurait fait appel aux autorités qui commencèrent des fouilles archéologiques contraignant les habitants à déménager. Inutile de préciser que l’archéologue amateur n’a pas obtenu le prix du meilleur voisin!

Ces maisons sont des exemples de maison bourgeoises construites lors de la Renaissance bulgare (du 18e au 19e siècle). Leur spécificité réside dans le fait que la surface au sol du premier étage est plus importante que la surface au sol du rez-de-chaussé. Et ceci, tout simplement pour des raisons économiques. À l’époque, le montant des impôts se calculait sur la surface occupée au rez-de-chaussé !

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En plus du patrimoine architectural de la ville, il est important de signaler le quartier de Kapana qui ajoute à l’intérêt touristique de la ville. Ce quartier créatif abrite entre autres des galeries, des cafés et des boutiques de designers. C’est un bonheur d’y flâner au gré des peintures de street art qui attirent le regard.

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Braga – Santuário do Bom Jesus

Situé à 5 kilomètres de Braga, le sanctuaire a été construit sur une colline qui culmine à environ 300 m d’altitude. On raconte que, au quatorzième siècle, à l’issue d’une bataille entre les chrétiens et les maures une croix serait apparue à l’emplacement actuel du sanctuaire. Diverses chapelles y ont ensuite été construites jusqu’à ce que l’endroit devienne un lieu de pèlerinage. Il est possible de se rendre au pied du double escalier menant au sanctuaire en bus ou en voiture. Pour l’ascension, la voiture, le bus ou le funiculaire sont disponibles et pour les plus courageux, l’ascension à pieds reste bien sûr une possibilité. Pour moi, c’est en tout cas la solution qui permet d’apprécier au mieux la perspective vers le haut du grand escalier.

Cet escalier se compose de 17 paliers ornés de sculptures baroques dédiées à différentes thématiques telles que la Voie sacrée, les Cinq Sens, les Vertus et le Parvis de Moise. Au sommet les huit figures bibliques qui ont participé à la Condamnation de Jésus sont représentées. Le dernier tronçon de cet escalier s’appelle l’escalier des cinq sens. Chaque pallier est décoré d’une fontaine associée à un sens : tantôt l’eau coule par les yeux, tantôt par les oreilles, par le nez et par la bouche. Pour le toucher, on peut voir une femme qui déverse une jarre remplie d’eau.

Au sommet de l’escalier, commencez par vous retourner pour admirer la vue sur les statues de dos et le paysage. Vous pourrez aussi visiter l’église Bon Jesus et continuer votre ascension sur quelques mètres dans un parc ombragé situé derrière l’église.

Il est particulièrement agréable de profiter de la fraîcheur à l’ombre des arbres au bord de l’eau après une ascension au soleil. 

En poursuivant l’exploration du sanctuaire, vous arriverez à cette place. La fontaine est ornée d’une sphère armillaire. Cet instrument de mesure matérialise la vision de l’Univers tel qu’il nous apparaît quand on l’observe depuis la Terre. Il s’agit d’un élément important de l’emblématique portugaise : la sphère représente le globe terrestre et symbolise les Grandes découvertes portugaises, l’importance de la connaissance pour le Portugal ainsi que sa puissance du Portugal pendant l’époque des conquêtes des terres (Brésil, Afrique et Asie). On retrouve ce symbole sur le drapeau portugais.

Du haut de cette place, vous pouvez aussi profiter d’une vue imprenable sur les environs.

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Vallée du Douro

Une des attractions particulièrement appréciées des touristes visitant le nord du Portugal est le voyage à bord du train historique du Douro. Il s’agit d’un itinéraire le long des berges du fleuve Douro qui relie la ville Régua à la ville de Tua à bord d’un train à vapeur composé de cinq wagons tractés par une vielle locomotive construite en 1925. Même si cette formule de voyage ne manque pas de charme, un billet simple coûtant 37,50 euros, j’ai choisi une option plus économique pour découvrir la vallée du Douro. En effet, pour 8 euros il est possible d’acheter un aller simple pour Régua à la gare de Porto. Le trajet s’effectue en train régional mais la vue sur la vallée du Douro, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, n’en est pas moins impressionnante.

Les quais du Douro à Régua

Régua
Je vous conseille donc de descendre du train à Régua qui se situe à l’extrémité ouest de la région viticole du Haut-Douro. Considérée comme la capitale commerciale de la vallée du Douro, la ville de Régua constitue un bon point de départ pour découvrir la région. Le musée du Douro est un incontournable pour en apprendre davantage sur l’histoire de cette région viticole et à la production du vin. L’exposition permanente est aménagée sur deux étages au sein d’une grande salle. Les informations sont affichées sur des panneaux en bois le long des murs et l’espace central est occupé par une grande carte interactive de la région. Le choix du bois confère à l’ensemble un caractère chaleureux et les informations rédigées en anglais et en portugais permettent à chacun quel que soit son niveau en œnologie de repartir plus instruit. Le billet d’entrée coûte 6 euros et inclus une dégustation de Porto.

Ci-dessus à gauche, le musée du Douro.

À droite, la vue sur les vignobles depuis le jardin du musée.

Le Douro
Le fleuve mesure 897 km de longueur et prend sa source dans le centre-nord de l’Espagne pour finir sa course dans l’océan Atlantique à Porto. Il traverse la région viticole du Douro sur 100 km. Dès le 18e siècle, le fleuve a contribué au développement de la région en assurant le transport des fruits et du vin. Aujourd’hui, le transport s’effectue principalement par la route et par voie ferrée. Le fleuve constitue une réserve d’énergie précieuse pour le Portugal et l’Espagne grâce à la construction de barrages.

Vue depuis le train en arrivant sur Régua

La région viticole du Haut-Douro
C’est dans cette région, au relief et au climat très particuliers, que sont cultivés les raisins qui servent à élaborer les fameux vins appelés Porto et Douro (appellations d’origine). Les parcelles de vignes sont aménagées en terrasses soutenues par des murs de pierre maçonnés et s’étagent jusqu’au sommet des collines dont certaines culminent à 200 mètres d’altitude. Le vin de Porto est célèbre dans le monde entier depuis le 18e siècle. Reconnue aujourd’hui comme un paysage culturel par l’UNESCO, cette région viticole témoigne de l’empreinte laissée par les hommes sur leur environnement naturel. Le nord du Portugal est composé presque uniquement de granite, ce qui rend le sol difficile à cultiver. Cependant, les sols de la vallée du Douro sont également composés de schiste. En permettant à l’humidité de pénétrer dans le sol, le schiste offre aussi aux racines un endroit pour se développer. Dans la région du Douro, il fait 15 à 25°C de plus qu’à Porto : en été les températures peuvent atteindre 40 à 50°C ! La fraîcheur et l’humidité de la région de Porto en font un lieu favorable au stockage du vin. La ville de Vila Nova de Gaia, au sud de Porto abrite aujourd’hui les caves des principaux producteurs et exportateurs de Porto.

Le saviez-vous ?
On doit l’invention du porto à un Anglais, marchand de vin qui aurait eu l’idée d’ajouter de l’eau de vie au vin afin d’en améliorer la qualité et de le stabiliser pour le transport maritime.

 

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